Cela faisait un moment que c’était en gestation : un reportage de Ouest-France dans un atelier olfactif de Nez en Herbe. Grâce à Lucile Rives, de NEZ, nous avons pu faire une démonstration pour un petit groupe de jeunes (11-14 ans) chez Natema, un café-jeux associatif accueillant dans le 20e arrondissement de Paris, le lundi 23 février avec Roland comme animateur.
Nous avions préparé une petite introduction :
– on sent comme on respire (si on inspire par la bouche, on ne sent rien)
– certains odorants ne sont pas sentis par tout le monde : tout le monde n’a pas le même « nez ».
Puis nous avons embrayé sur le jeu « Trouver la paire » (pages 36-37 du Manuel d’éveil olfactif). Un jeu pas trop difficile mais ceux qui prétendent qu’ils « ne sentent rien » (!) sont en fait très capables d’apparier les même odorants sans les reconnaître.
Le jeu suivant montrait que le goût est en fait très dépendant de l’odorat (p 50-51 du Manuel). On fait déguster, le nez bouché, des yaourts aromatisés : « ça n’a pas de goût » ; on débouche le nez « ah ! ça a du goût ». Erreur du langage commun qui ne distingue pas l’odorat de la gustation.
Encore deux jeux et la journaliste a interviewé les enfants (et les grandes personnes). Elle est repartie en nous disant qu’elle avait découvert plein de choses, en particulier l’importance de l’odorat pour le « goût ».
Article à paraître dans Ouest-France.
Roland Salesse

